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	<title>La Liseuse - Georges Appaix</title>
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	<description>Georges Appaix, le choregraphe marseillais qui danse avec les mots et sa compagnie La Liseuse.</description>
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		<title>La Liseuse - Georges Appaix</title>
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		<title>Entretien avec Christine Rod&#232;s</title>
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		<dc:date>2013-05-16T14:32:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;quipe : Christine Rod&#232;s Dramaturgie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Valser la phrase ! Envoyer valser la phrase ! non ! Non, plut&#244;t parler sans se croire constamment tenu &#224; dire&#8230;. Peut-&#234;tre pas parler pour ne rien dire mais tout de m&#234;me accepter de parler et ne rien dire ; ne pas s'&#233;couter parler, mais &#233;couter la parole ? extrait de Question de Go&#251;ts, solo de et par Georges Appaix &lt;br class='autobr' /&gt; Mais quel est votre sujet ? &lt;br class='autobr' /&gt;
On croit toujours tout conna&#238;tre de l'univers de Georges Appaix tant il est coh&#233;rent dans ses paradoxes : chanson de gestes et pr&#233;cis de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://laliseuse.org/-a-propos-.html" rel="directory"&gt;&#224; propos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Valser la phrase !&lt;br class='autobr' /&gt;
Envoyer valser la phrase ! non !&lt;br class='autobr' /&gt;
Non, plut&#244;t parler sans se croire constamment tenu &#224; dire&#8230;. Peut-&#234;tre pas parler pour ne rien dire mais tout de m&#234;me accepter de parler et ne rien dire ; ne pas s'&#233;couter parler, mais &#233;couter la parole ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;extrait de &lt;a href='https://laliseuse.org/Question-de-Gouts.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Question de Go&#251;ts&lt;/a&gt;, solo de et par Georges Appaix&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Mais quel est votre sujet ?&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On croit toujours tout conna&#238;tre de l'univers de Georges Appaix tant il est coh&#233;rent dans ses paradoxes : chanson de gestes et pr&#233;cis de mouvements, textos chor&#233;graphiques en langue jazz&#233;e, &#233;pices de pens&#233;e... Un art du fragment qui joue de la liaison et des ruptures, qui parle par exclamations et brouillages plut&#244;t que par discours et r&#233;cits. Des pi&#232;ces qui filent entre l'air et la mati&#232;re, comme les danseurs &#224; travers cette porti&#232;re m&#233;diterran&#233;enne de Brigitte Garcia, presque toujours pos&#233;e, l&#233;g&#232;re, en un coin de la sc&#232;ne. Une grammaire toute en ponctuations, moins d&#233;terminante que variable, et une langue qui ne s&#233;pare pas les &#233;lans du c&#339;ur et les non dits, les malentendus et les &#233;clairs d'intuition. La langue des hommes, avec un peu des cris de la f&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici l'emp&#234;chement malicieux des incommuniquants &#8211; &#171; pourquoi parlons-nous la m&#234;me langue et parlons-nous diff&#233;remment ? &#187;-, ici encore et en m&#234;me temps, le b&#233;gaiement d&#233;licieux des amoureux et des po&#232;tes qui ne cessent de redire leur foi dans l'intervalle du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On croit savoir&#8230; Et pourtant, tout bouge, surtout depuis &lt;a href='https://laliseuse.org/M-encore.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;M encore&lt;/a&gt;, cette pi&#232;ce emport&#233;e au vent des mots de Deleuze&#8230; D&#233;j&#224;, les duos prennent leur temps et une conversation, toute morcel&#233;e qu'elle soit, ne l&#226;che pas le morceau avant d'avoir fait rendre gorge &#224; toutes ses possibles variations. M&#234;me contraint dans ses termes, le texte d&#233;veloppe toute une gamme d'entendements &#8230;Un bout &#224; bout tr&#232;s abouti qui construit jusqu'au bout sa sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://laliseuse.org/Non-seulement.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Non seulement...&lt;/a&gt; est l'accomplissement d'un d&#233;sir : un tour de chant comme il se doit, avec musiciens et danseurs comme il ne s'en trouve gu&#232;re. L&#224; encore, Appaix, en auteur-compositeur-interpr&#232;te, r&#233;pond au d&#233;fi du genre et polit chaque chanson comme une petite plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://laliseuse.org/Once-upon-a-time.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Once upon a time...&lt;/a&gt; fait le pari de garder tout ensemble l'abstraction et le concret des choses, &#171; Ca, c'est quelque chose qui n'est rien &#187; dit Fran&#231;ois Bouteau, manipulant Pascale Cherblanc, parlant en postures de l'&#233;nigme des formes avant d'interpeller, tr&#232;s quotidiennement, la danseuse et l'amie&#8230; &#192; travers ses &#233;pisodes plastiques, chor&#233;graphiques et sonores, le spectacle garde le cap de son sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet, justement, de &lt;a href='https://laliseuse.org/Question-de-Gouts.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Question de Go&#251;ts&lt;/a&gt;, dernier solo en date du chor&#233;graphe, c'est ce qui se passe, &lt;a href='https://laliseuse.org/Immediatement-La-tout-de-suite.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Imm&#233;diatement, l&#224;, tout de suite&lt;/a&gt;, son solo de 1996, quand un homme seul entre sur sc&#232;ne sans id&#233;e arr&#234;t&#233;e mais avec l'envie d'y agir. Une histoire entre artiste et spectateurs puisque rien ne se fera sans l'un et les autres. Georges Appaix incarne un texte lin&#233;aire et progressif, qui d&#233;roule la situation et joue de tout ce qui lui passe par la t&#234;te et le corps, au fil de la cr&#233;ation, donc de la repr&#233;sentation. Au risque du pr&#233;sent continu. Ce sera la base &#8211; sans doute fort chahut&#233;e - de la cr&#233;ation &#224; venir, Rien que cette ampoule dans l'obscurit&#233; du th&#233;&#226;tre enlev&#233;e par 7 interpr&#232;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges Appaix ne renie sans doute pas les charmes de la s&#233;quence, du collage, du montage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il semble poursuivre plus fermement que jamais, &#224; travers les tressauts et d&#233;tours d'une voix int&#233;rieure, son cher sujet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est-il ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie pour le d&#233;mon de la sc&#232;ne, qui pr&#233;tend faire langue en tout lieu et tout instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christine Rod&#232;s&lt;/i&gt;, janvier 2008&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les interpr&#232;tes&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est leur singularit&#233; qui me touche. Je peux &#234;tre s&#233;duit par un virtuose mais je choisirai finalement quelqu'un qui danse simplement mais d'une fa&#231;on toute personnelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'ailleurs, j'ai &#233;norm&#233;ment de mal &#224; remplacer un interpr&#232;te : le spectacle est fait de lui tout entier... ses intonations, sa fa&#231;on de bouger, son comportement...&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce groupe de travail, les interpr&#232;tes ont tous des origines diff&#233;rentes. Ils viennent de la danse - sauf &lt;strong&gt;Eric Houzelot&lt;/strong&gt;, qui vient du th&#233;&#226;tre - mais par des chemins tr&#232;s divers. Tous ont un rapport &#224; l'&#233;criture et leurs textes prennent une place consid&#233;rable dans les spectacles. &lt;strong&gt;Jean-Paul Bourel&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Sabine Macher&lt;/strong&gt; (qui a publi&#233; plusieurs livres) sont des amis de longue date, &lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bouteau &lt;/strong&gt; d&#233;veloppe un travail de chor&#233;graphe que j'admire et tous trois ont par ailleurs travaill&#233; avec le &lt;strong&gt;Groupe Dunes&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque danseur prend une place, une position particuli&#232;re et s'inscrit aussi dans un choeur, par un travail d'unisson que je fixe. C'est parfois difficile, il me faut imposer des choix, j'ai toujours pris la position de la personne qui d&#233;cide et qui tranche, &#231;a n'a pas &#233;t&#233; un collectif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup d'interpr&#232;tes &#233;trangers sont venus, souvent italiens comme &lt;strong&gt;Marco Berrettini&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Claudia Triozzi&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Chiara Gallerani&lt;/strong&gt;... Quant &#224; Sabine Macher et Marco Berrettini, ils &#233;taient parfaitement quadrilingues, ce qui &#233;largissait consid&#233;rablement le travail sur la transversalit&#233; des langues, Ia traduction, les jeux de sens, de sonorit&#233;, de musicalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le mouvement&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les textes sont &#233;crits, emprunt&#233;s &#224; des auteurs ou r&#233;dig&#233;s au sein de la compagnie, propos&#233;s par moi ou par les danseurs mais ils sont, en tout cas, tr&#232;s vite stables. Le mouvement, par contre, et plus encore ces derniers temps, trouve souvent sa forme &#224; travers l'improvisation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela passe par un travail d'atelier et un canevas pr&#233;cis, une structure tr&#232;s contraignante - qu'elle s'applique &#224; I'espace, au dialogue, aux rapports avec le son... J'essaie de mettre les interpr&#232;tes dans une situation de d&#233;s&#233;quilibre, de qu&#234;te, une situation qui n'est pas faite pour d&#233;crire des &#233;tats psychologiques mais pour cr&#233;er des &#233;tats d'intranquilit&#233;. C'est aussi une mani&#232;re d'&#234;tre entre les choses, entre la danse et la voix, entre le langage parle et le chant, entre danser et ne pas danser.&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, tout cela, c'est du mouvement. Tout ce qui &#233;largit l'espace des interpr&#232;tes sur la sc&#232;ne, leur espace physique, mental, leur expression, est int&#233;ressant, et cela agrandit en m&#234;me temps les possibilit&#233;s de perception du spectateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, tout ce qui dilate est bon &#224; prendre. Cela pousse aux op&#233;rations de combinaison. Les choses avancent et en m&#234;me temps, se d&#233;placent sur le c&#244;t&#233;, forment des figures... Dans ma t&#234;te, &#231;a a parfois &#224; voir avec la g&#233;om&#233;trie, peut-&#234;tre &#224; cause de mon histoire.... Quand je pense au mouvement, j'imagine des nappes qui se d&#233;placent. Quand je raconte une histoire sur sc&#232;ne, c'est forc&#233;ment quelqu'un qui bouge, qui avance : c'est comme un vecteur math&#233;matique, un segment orient&#233;. Et si cette histoire, par surcro&#238;t, change de langue d'un interpr&#232;te &#224; l'autre, ou si quelqu'un traduit, &#231;a se d&#233;place dans l'autre sens, on ouvre une deuxi&#232;me dimension, concomitante &#224; la premi&#232;re, et si la danse s'en m&#234;le, &#231;'en est une troisi&#232;me... Le mouvement devient exponentiel : un hyper-mouvement des corps, des perceptions, des sensations !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le spectateur&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre faut-il qu'il y ait une diff&#233;rence de potentiel permanente entre le public et les interpr&#232;tes pour que l'&#233;nergie circule. Et que ce qui se passe sur sc&#232;ne soit toujours sur le point de basculer. Pr&#233;cis&#233;ment dessin&#233;, mais &#233;nigmatique - oui, myst&#233;rieux. Parce que c'est alors au spectateur de jouer, de relier les bribes, d'interpr&#233;ter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par exp&#233;rience, je sais que c'est le public qui r&#233;v&#232;le le spectacle, comme par d&#233;veloppement photographique. Apparaissent des choses qui jusque-l&#224; n'existaient pas ou qui existaient diff&#233;remment la veille. C'est de l'interactivit&#233; : certaines salles rient, d'autres non. Ca tient &#224; l'&#233;change entre les interpr&#232;tes et le public et &#224; la contamination des spectateurs entre eux ; en tout cas, &#231;a relativise l'influence du chor&#233;graphe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qu'on voudrait permanent, cette &#233;criture chor&#233;graphique, est en fait plastique et peut s'&#233;loigner de sa forme initiale...&lt;br class='autobr' /&gt;
Spectacle vivant, oui...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le temps&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas tout &#224; fait dans le temps commun du spectacle, je r&#233;siste &#224; la gestion habituelle d'une sc&#232;ne : exposition, &#233;volution, r&#233;solution d'un drame. Mon temps, c'est celui des vignettes, des vignettes pas inertes et d&#233;j&#224; dans le mouvement. Et ma marge de man&#339;uvre est plus sur le voisinage, la transition des choses que sur les choses elles-m&#234;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains artistes con&#231;oivent une pi&#232;ce comme une courbe d'intensit&#233;, avec ascension et point culminant. Mes spectacles sont plut&#244;t faits d'il&#244;ts autonomes qui posent la question de leur proximit&#233; et de leur combinaison. Pour moi, la composition est comme la cuisine des couleurs assembl&#233;es... des mat&#233;riaux simples sur lesquels on r&#233;fl&#233;chira. J'ai eu beaucoup de curiosit&#233; pour les arts plastiques, &lt;strong&gt;Duchamp&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Rauschenberg&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;les Nouveaux R&#233;alistes&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Baqui&#233;&lt;/strong&gt; &#224; Marseille (...), des gens qui travaillaient la captation sur le mode du fragment ou de la citation, et le traitement sur le mode du collage - ou du d&#233;tournement. Cette l&#233;g&#232;ret&#233;-l&#224; me va. Je n'aime pas beaucoup le manifeste, la d&#233;claration ni l'emphase....&lt;br class='autobr' /&gt;
Je fais partie des gens pour qui un spectacle est un instant dans la continuit&#233; du travail. Godard, par exemple, qui construit un sc&#233;nario comme on d&#233;cide de remettre certaines choses sur le tapis. Avec &lt;strong&gt;Godard&lt;/strong&gt;, tout &#224; coup, il y des choses qui prennent une grande acuit&#233; sans qu'on nous prenne par la main et qu'on nous mette en condition. Chez lui, l'&#233;motion, c'est quand tout arrive par surprise et simplement, comme dans la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;La musique&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a la chanson, c'est le lieu de rencontre de la musique et des mots et c'est un petit th&#233;&#226;tre en trois minutes, un bout d'histoire, une s&#233;quence courte. Ce qui me pla&#238;t dans cet art populaire, c'est la combinaison de simplicit&#233; et de raffinement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les musiciens de jazz, eux, ont r&#233;ussi &#224; trouver un chemin entre la structure et la libert&#233;. J'ai souvent utilis&#233; &lt;strong&gt;Coltrane&lt;/strong&gt; (le grand libre, le grand m&#233;lodiste !) et qui d'ailleurs me fait penser &#224; &lt;strong&gt;Ponge&lt;/strong&gt; parce qu'il est capable de ressortir une bluette, un air que tout le monde chante et d'en faire quelque chose de sophistiqu&#233;. Le jazz, c'est la musique transversale par excellence, la musique m&#233;tisse qui int&#232;gre toutes sortes de mati&#232;res, classiques, ethniques, exp&#233;rimentales, qui recycle et invente sans cesse, &#224; travers les standards, les improvisations... Je suis &#233;videmment sensible au rythme des batteurs, &#224; la syncope, aux changements de mesure, au d&#233;calage du tempo... l&#224; encore s'exerce la rupture et la dissociation corporelle qui, par ailleurs, est une de nos grandes pr&#233;occupations. La chaleur des sonorit&#233;s me touche, en particulier celle du saxophone, c'est par cet instrument que j'ai physiquement &#233;prouv&#233; la constance de la respiration, le travail du souffle... C'est &#224; partir de l&#224; que j'ai eu envie, dans la danse, de travailler avec la voix, inspir&#233; &#224; l'&#233;poque par le travail des &lt;strong&gt;Double Six&lt;/strong&gt; qui transcrivaient en paroles des musiques de jazz, note &#224; note, et qui tissaient ensemble les mots, la m&#233;lodie et le rythme ; aujourd'hui j'&#233;coute &lt;strong&gt;Andr&#233; Minvielle&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Bernard Lubat&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime aussi les musiques chorales, m&#233;diterran&#233;ennes, en particulier &lt;strong&gt;Giovanna Marini &lt;/strong&gt; dont j'ai utilis&#233; les musiques dans&lt;strong&gt; Le Bel &#201;t&#233;&lt;/strong&gt;, d'apr&#232;s le r&#233;cit de&lt;strong&gt; Pavese&lt;/strong&gt;, toujours pour ce m&#234;me cocktail d'ingr&#233;dients populaires et de mixage raffin&#233;. Apr&#232;s, j'ai gliss&#233; vers des musiques latines de danse, mambo, cha cha... Ces musiques &#224; danser correspondent souvent dans le spectacle &#224; des moments de repos, de plaisir imm&#233;diat, de connivence et permettent, par contraste, de mettre en valeur des &#233;l&#233;ments de textes plus complexes, qui sollicitent davantage l'attention du spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les textes&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J'ai pr&#233;f&#233;r&#233; m'appuyer soit sur la po&#233;sie, soit sur l'essai. Le po&#232;te est celui qui est capable d'agrandir l'espace de chaque mot, de lui donner des territoires nouveaux. Il n'est pas tr&#232;s loin du clown par sa fa&#231;on d'&#234;tre libre, en d&#233;s&#233;quilibre... &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme Ponge, par exemple, il y a chez lui une certaine fa&#231;on de regarder un caillou et de lui donner la m&#234;me importance qu'au monde entier : c'est le regard qui compte, le prix qu'on donne aux choses, l'&#233;lection. Son &#233;criture me convient : recherche de sonorit&#233;s, possibilit&#233; de chahutage, de d&#233;coupe... Ses textes se pr&#234;tent &#224; mes manipulations irrespectueuses - dans Basta !, j'en ai bien us&#233;, je me suis amus&#233;. Pour Hypoth&#232;se fragile, toute l'&#233;quipe a choisi des textes et Queneau, P&#233;rec sont revenus souvent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les philosophes, c'est pour le d&#233;clic. J'ai travaill&#233; avec des phrases de Diderot, Jankelevich ou Deleuze. Tu prends une petite phrase, elle est pr&#233;cise, elle donne une information, elle ouvre un espace mental : ce n'est pas flou, c'est bien un point (le punctum de Barthes) et en m&#234;me temps, c'est universel, un point qui circule, un point nomade...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Entretien avec Georges Appaix par Christine Rod&#232;s &lt;/i&gt;(extraits), revue &lt;a href=&#034;http://www.lapenseedemidi.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Pens&#233;e de Midi&lt;/a&gt;, &#034;Cr&#233;ation(s), la travers&#233;e des fronti&#232;res&#034;, n&#176;2, sept. 2000.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Non seulement...</title>
		<link>https://laliseuse.org/Non-seulement.html</link>
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		<dc:date>2003-07-08T09:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Interpr&#232;tes : Fran&#231;ois Bouteau / Georges Appaix / Jean-Paul Bourel / Marcel Atienzar / Montaine Chevalier / Pascal Gobin / Sabine Macher / St&#233;phane Imbert &#201;quipe : Christine Rod&#232;s Dramaturgie / Emmanuel Proust R&#233;gisseur son / Mich&#232;le Paldacci Styliste et costumi&#232;re / R&#233;gis Montambaux R&#233;gisseur lumi&#232;re / Renaud Vercey vid&#233;o / Xavier Longo R&#233;gisseur g&#233;n&#233;ral</dc:creator>


		<dc:subject>Chanson</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;chor&#233;graphie et mise en sc&#232;ne &lt;a href='https://laliseuse.org/_Georges-Appaix-8_.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Georges Appaix&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://laliseuse.org/-Le-repertoire-.html" rel="directory"&gt;le r&#233;pertoire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://laliseuse.org/+-Chanson-12-+.html" rel="tag"&gt;Chanson&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://laliseuse.org/local/cache-vignettes/L98xH150/arton45-a24a2.jpg?1750175079' class='spip_logo spip_logo_right' width='98' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;cr&#233;ation au Th&#233;&#226;tre de l'Agora, sc&#232;ne nationale d'Evry et de l'Essonne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;chansons&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Song, La chanson la plus courte, J'avoue, La java des mots, Tu ris, Oh tu sais, Le Cha-cha du temps, La chanson que&#8230; : paroles et musique Georges Appaix, arrangements Pascal Gobin et Marcel Atienzar&lt;br class='autobr' /&gt;
Die Ballade vom ertrunkenen Maedchen (Brecht / Weil), Rimes Mi Magdalena (Bojalil), Sabor a mi (Carrillo) (Nougaro/Romano),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coproduction&lt;br class='autobr' /&gt;
Compagnie La Liseuse&lt;br class='autobr' /&gt;
La Halle aux Grains - Blois&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le soutien du Th&#233;&#226;tre de l'Agora, sc&#232;ne nationale d'Evry et de l'Essonne&lt;br class='autobr' /&gt;
avec l'aide de L'ADAMI&lt;br class='autobr' /&gt;
Remerciements &#224; la Minoterie - Th&#233;&#226;tre de la Joliette, Marseille&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Non seulement&#8230; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;vocation de la chanson d'une part, d'abord en tant que domaine particulier de l'&#201;criture, &#224; la crois&#233;e des chemins de la Musique et du texte mais aussi en tant que lieu privil&#233;gi&#233; de la pr&#233;sence sc&#233;nique, du Music-Hall au Rock-and-Roll en passant par l'Op&#233;rette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Danse est l&#224;, tout pr&#232;s, compagne de fredaine, pr&#234;te, au moindre balancement &#224; partager les ivresses, les m&#233;lancolies, les syncopes de la mesure, mais aussi prompte &#224; reprendre &#224; tout instant son ind&#233;pendance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'autre part un app&#233;tit personnel, qui est &#224; l'origine de tout le travail vocal r&#233;current au sein de La Liseuse, qui me conduit aujourd'hui &#224; tenter l'aventure&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, tu veux Chanter ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Georges Appaix&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
f&#233;vrier 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rimes
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J'aime la vie quand elle rime &#224; quelque chose&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime les &#233;pines quand elles riment avec la rose&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aimerais m&#234;me la mort si j'en sais la cause&lt;br class='autobr' /&gt;
Rimes ou prose&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime ma chanson quand elle rime avec ta bouche&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme les ponts de Paris avec bateau mouche&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la perle des pleurs avec l'&#339;il des biches&lt;br class='autobr' /&gt;
Rimes tristes&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime les man&#232;ges quand ils riment avec la neige&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime les nains qui riment avec Blanche Neige&lt;br class='autobr' /&gt;
Rimons rimons tous les deux&lt;br class='autobr' /&gt;
Rimons rimons si tu veux&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si c'est pas des rimes riches&lt;br class='autobr' /&gt;
Arrimons nous on s'en fiche&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime la vie quand elle rime &#224; quelque chose&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime les &#233;pines quand elles riment avec la rose&lt;br class='autobr' /&gt;
Rimons rimons belle dame&lt;br class='autobr' /&gt;
Rimons rimons jusqu'&#224; l'&#226;me&lt;br class='autobr' /&gt;
Et que ma po&#233;sie&lt;br class='autobr' /&gt;
Rime &#224; ta peau aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Aldo ROMANO / Claude NOUGARO&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>M. encore !</title>
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		<dc:date>2001-07-01T15:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Interpr&#232;tes : Agathe Pfauwadel / Fran&#231;ois Bouteau / Georges Appaix / Jean-Marc Fillet / Jean-Paul Bourel / Montaine Chevalier / Pascale Cherblanc / Sabine Macher / St&#233;phane Imbert &#201;quipe : Christine Rod&#232;s Dramaturgie / Emmanuel Proust R&#233;gisseur son / Mich&#232;le Paldacci Styliste et costumi&#232;re / Olivier Renouf, Georges Appaix Son / R&#233;gis Montambaux R&#233;gisseur lumi&#232;re / Renaud Vercey vid&#233;o / Xavier Longo R&#233;gisseur g&#233;n&#233;ral</dc:creator>


		<dc:subject>Vent</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;chor&#233;graphie et mise en sc&#232;ne &lt;a href='https://laliseuse.org/_Georges-Appaix-8_.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Georges Appaix&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://laliseuse.org/-Le-repertoire-.html" rel="directory"&gt;le r&#233;pertoire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://laliseuse.org/+-Vent-10-+.html" rel="tag"&gt;Vent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://laliseuse.org/local/cache-vignettes/L150xH98/arton43-03e75.jpg?1750147820' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;cr&#233;ation les 18, 19 et 20 janvier 2001 au Th&#233;&#226;tre Toursky / Marseille Objectif Danse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;coproduction : Compagnie La Liseuse / Th&#233;&#226;tre de la Ville, Paris / Festival d'Automne &#224; Paris/ Marseille Objectif Danse / Th&#233;&#226;tre Toursky / Relais culturel du Ch&#226;teau Rouge &#224; Annemasse / Th&#233;&#226;tre Garonne, Toulouse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;remerciements au Groupe Dunes, Agn&#232;s B. au Syst&#232;me Friche Th&#233;&#226;tre &#224; La Minoterie - Th&#233;&#226;tre de la Joliette et &#224; la soci&#233;t&#233; Eye'DC.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. encore !&lt;/strong&gt; est un projet qui se distingue, entre autres choses, des projets pr&#233;c&#233;dents par un travail d'images vid&#233;os qui devrait prendre une place assez importante : essayer d'utiliser les images comme le texte, en les glissant subrepticement dans la combinatoire des &#233;l&#233;ments sc&#233;niques, en tentant de leur&lt;br class='autobr' /&gt;
faire produire du myst&#232;re, de l'interrogation, de la malice...&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le plateau de &lt;strong&gt;M encore !&lt;/strong&gt;, les interpr&#232;tes vont par moment partager l'espace avec leur propre image vid&#233;o, image instantan&#233;e, film&#233;e sur le plateau, mais&lt;br class='autobr' /&gt;
aussi image enregistr&#233;e et restitu&#233;e de la m&#234;me personne dans la m&#234;me action et dans un autre temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Georges Appaix &lt;/i&gt;- novembre 2000&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;La logique d'une pens&#233;e est comme un vent qui nous pousse dans le dos, une s&#233;rie de rafales et de secousses. On se croyait au port, et l'on se retrouve rejet&#233; en pleine mer. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;!-- L'important n'a jamais &#233;t&#233; d'accompagner le mouvement du voisin mais de faire son propre mouvement. Si personne ne commence, personne ne bouge. --&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- Il faut &#233;crire liquide ou gazeux, justement parce que la perception et l'opinion ordinaires sont solides, g&#233;om&#233;triques.&lt;br class='autobr' /&gt; --&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Gilles Deleuze - Pourparlers&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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